Microdisque holographique

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Oreste, au tout début de ses mésaventures, a obtenu du serveur central, qu'il a atteint grâce au mécanicien, un microdisque holographique, contenant, entre autres, le Livre.

Un 3d-disque de 64 qbits.

Un holodisque, disque holographique, ou sous sa forme la plus récente un microdisque holographique (μdisque, parfois orthographié "micro-disque"), est un support de stockage et de lecture autonome d'information d'une capacité oscillant entre 1 et 128 Qbits (ou qubits)[1]. Il affiche généralement une projection holographique interactive pouvant tenir dans un espace sphérique plus ou moins important, lumineux ou encore détaillé, au dessus de lui lorsque posé à plat. Les modèles de milieu et haut de gamme fournissent également des corrections diverses permettant de les consulter en mouvement et/ou dans différentes positions.

En pratique, les premiers disques holographiques commercialisés possédaient une capacité de 48 qbits. La norme μ3d.1.0 introduisant la première génération de microdisques fournit un standard démarrant à 64qb. Les modèles dépassant les 100qb n'ont guère d'intérêt pour le plus grand public, et sont extrêmement onéreux. Il existe néanmoins des disques à plusieurs feuillets, pouvant contenir jusque à 256qbits (pour les microdisques) à 2048qb (pour les superdisques) d'information. À titre de comparaison, un cube de stockage possède une capacité oscillant entre 512qb (entrée de gamme et mobilité), 1 à 16Kqb (moyenne gamme et mobilité), 32-256Kqb (haut de gamme particuliers), voire de plusieurs Mqb pour les professionnels, qui en alignent parfois plusieurs dizaines dans des fermes de serveurs. La mémoire de stockage principale du supercalculateur 0SIRIS est de 32Mqb, ce qui représente le plus important volume existant en 2107. La totalité du réseau encardien agrégerait à elle seule plus de 128Mqb.

Il existe également des supports de stockage utilisant des qutrit, voire d'autres qudits, mais ces systèmes non binaires sont rares, car coûteux à produire, et peu compatibles avec les autres systèmes d'organisation et de traitement de données : ils sont essentiellement utilisés sur des systèmes très spécifiques isolés, tels que le système de pilotage autonome de certains vaisseaux, ou des systèmes critiques tels que des systèmes de défense ou infrastructures médicales.

deux D-Wave 2000 utilisant des modules mémoires à haute capacité.

De ce fait, et de par l'avantage que lui procure sa capacité à être consulté sans être connecté à quelque appareil, le disque holographique, puis le μdisque, se sont imposés à la fin du XXIème siècle comme supports privilégiés pour stocker comme échanger, ou transporter, des donnnées de tous types. Ils sont devenus particulièrement populaires lorsque durant les années 2100 la jeune génération les a massivement adoptés en raison de leur capacité à embarquer de nombreux contenus multimedia sans encombrer l'espage de stockage de dispositifs tels que les montres, lunettes ou lentilles intelligentes connectées. En particulier, la possibilité de jouer à des jeux-vidéo ou d'expérimenter des contenus en réalité augmentée, certes avec un rendu dégradé (et même minimal, sur les premières générations de holodisques), sans avoir à connecter le holodisque à quelque appareil que ce soit, a été plébiscitée par le public. De fait, une bibliothèque de jeux devient une petite console holographique portative - que rien n'interdit, par ailleurs, de brancher sur un dispositif de type lentille, tablette, mur-écran, casque de réalité virtuelle, ou tout autre périphérique, mais encore à un ordinateur, ou autre terminal compatible, pour y échanger des fichiers, par exemple, les consulter en haute-résolution, ou les manipuler.

L'arrivée sur le marché, au début du XXIIème siècle, des premiers disques souples et pliables a définitivement conquis les consommateurs, qui peuvent désormais transporter de très grands volumes de données simplement dans leur poche, et y accéder à tout moment sans nécessiter la moindre connexion à un réseau, appareil ou périphérique tiers. Il est notable qu'à ce stade de sa commercialisation, par un grand nombre d'acteurs, le microdisque, qui est avant tout un standard, est décliné en une multitude de marques et de formes plus ou moins raffinées, underground ou encore exotiques, qui éloignent ce support intelligent de la définition classique d'un "disque" : de fait, à la fin des années 2100, le microdisque, qui n'a la plupart du temps du disque plus que le nom, peut adopter une grande variété de formes et de couleurs ou textures, ainsi qu'offrir un nombre plus ou moins conséquent de features plus ou moins gadgets, qui le rapprochent parfois des tablettes souples et pliables, mais avec un espace de stockage généralement bien plus important. Le support est parfois consultable sans avoir à le déplier, grâce, notamment, à l'utilisation de commandes vocales ou mentales[2].

En outre, de nombreux modèles peuvent aujourd'hui communiquer entre eux, selon des protocoles relativement standardisés.

C'est sur ce type de disques 3d ("3d-disks", souvent abrégé "3disk") qu'est stocké le Livre de J. Celui-ci est chiffré, et le disque est imprimé par le serveur central lorsque l'AIR le pirate : en effet, cette impression d'un document hautement confidentiel fait partie de la procédure d'évacuation standard en cas de défaillance critique du complexe, de risque écologique majeur, ou encore de troubles sociaux ou tout type de périls non maîtrisables. C'est la confidentialité de cet ensemble de documents très sensibles qui exige à la fois une connexion physique au serveur central sous un compte administrateur de niveau 1 ou 2, et d'entrer manuellement la commande avec son code d'exécution dans une console de secours, ou sous le mode emergency.

  1. Modèle théorique : les premiers prototypes, s'inspirant des modèles de mémoires photoniques à spin, mettaient déjà en jeu des technologies de manipulation avancée de plusieurs qbits.
  2. Cette dernière technologie étant encore rudimentaire, seules des commandes sommaires peuvent êtres configurées en mode de contrôle mental, en particulier à distance (sans électrode ni implant).