Colonisation galactique

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Peu avant l'Apocalypse, la colonisation de l'espace proche de la Terre ayant commencé, plusieurs colons se sont installés sur diverses planètes plus ou moins éloignées de la Terre. Ceux qui sont partis s'installer à de nombreuses années-lumière de leur planète d'origine n'ont plus de contact avec les colonies du cercle central, plus proches de la Terre, les communications nécessitant de très nombreuses années pour être transmises d'une planète à l'autre. C'est l'emploi des moteurs de distorsion qui a permis aux colons de parcourir ces distances en quelques décennies. S'en est suivi un vaste mouvement de "conquête du ciel", suivi d'une brutale vague de reprolétarisation : à l'aube du XXIIè siècle, les colonies sont pour la plupart administrées par des entreprises ayant acquis la propriété légale des planètes.

La colonisation a connu une brusque accélération, d'abord, peu après l'Apocalypse, lorsque ont été découvertes un grand nombre de superterres en orbite autour d'étoiles isolées, puis avec l'amélioration des moteurs à distorsion permettant d'atteindre les nuages de Magellan, galaxies satellites de la voie lactée, au prix d'un isolement croissant des colonies éloignées, du fait des effets relativistes les mettant à plusieurs décennies (voire siècles) les unes des autres, en termes de communication notamment.

De nombreux colons sont des réfugiés climatiques, ou ont fui la Terre durant les premières guerres de l'eau. Certains ont formé des communautés religieuses ou politiques expérimentales, et ont développé leur propre culture. D'autres colonies, moins répandues, ont été fondées par des États terrestres, et ont acquis leur indépendance, parfois au terme de processus complexes entre les dernières années du XXIème siècle et les premières années du XXIIème, mais pour la plupart plus brutalement, lors de l'effondrement de ces États à la fin de la troisième guerre mondiale, plongeant ces colonies dans le chaos, les poussant à former de nouvelles alliances, à exploiter de nouvelles filières pour compenser les pertes d'importations, d'exportations et de transferts de capitaux, et à chercher dans l'exploration de nouveaux territoires de quoi compléter les ressources désormais insuffisantes pour nourrir les colons, remaniant ainsi fortement l'économie et la géopolitique galactiques. À partir de cette période, de nombreuses communautés vont mettre en vente leurs planètes et infrastructures et se sous-louer à diverses entreprises, initiant un premier mouvement de prolétarisation après une phase dominée par l'entrepreneuriat individuel, les petites exploitations familiales et communautaires et l'aventurisme - toutefois, dès le début de la colonisation, un grand nombre d'expéditions étaient déjà financées par des compagnies qui permettaient ainsi à des aventuriers de tenter leur chance au bout de la galaxie, où ils pouvaient s'installer, parfois avec leur famille ou dans l'idée de la faire venir plus tard, et souvent avec du matériel fourni par l'investisseur, afin d'exploiter quelque secteur éloigné pour le compte de ces sociétés qui pouvaient ainsi estimer l'intérêt d'un éventuel plan de colonisation plus ambitieux. De nombreux réfugiés ont profité de ce système, bâtissant de petites colonies organisées autour d'activités telles que l'exploitation minière, ou construisant les cités qui accueilleront les vagues de colons suivants. Certaines de ces colonies avaient alors un fonctionnement mixte, les colons étant parfois accompagnés de membres du personnel de l'investisseur. Dans d'autres cas, des contrats d'association relativement lâches donnaient une certaine latitude aux colons et à leurs familles, en échange de l'exploitation des ressources pour le compte de la société, de la terraformation d'une lune, de la construction des infrastructures visant une exploitation future de la planète, ou simplement de données d'exploration.

Plus tard, l'adoption du Codex ayant légalisé l'appropriation des planètes non enregistrées au registre des propriétés territoriales, la plupart des colonies ont été exploitées par diverses entreprises privées. Ainsi, Chimera est devenue une gigantesque usine de viande.

C'est la fédération du commerce qui régit les relations entre les différentes entreprises, mais celles-ci recourent, pour se protéger ou se livrer a des "0PA hostiles", à des armées privées (voir : économie coloniale).

Éléments de géographie[modifier]

La plupart des colonies se trouvent dans le cercle central. En 2100, environ un demi-millième de la voie lactée a été véritablement colonisé - avec une densité de peuplement extrêmement faible en périphérie. Cela représente environ 500 millions d'étoiles, mais très peu d'entre-elles possèdent des planètes habitées. La présence humaine se trouve essentiellement concentrée à proximité de la Terre et des colonies riches du cercle central[1], et dispersée dans quelques dizaines de systèmes plus lointains, pour un total de 38 planètes répertoriées, 144 lunes, et pas moins de 120 stations autonomes. Peu de colonies comptent plus d'un million d'habitants - la grande majorité n'en abritent, parfois temporairement, que quelques centaines ou milliers au plus. Toutefois, dès le début du XXIIème siècle, quelques unes, telles que la Galaxie Populaire Démocratique de Corée Universelle, en recensent de manière crédible jusque à plusieurs dizaines de millions, parmi les 15 à 20 milliards d'âmes peuplant l'univers exploré avant guerre. Quelques gigapoles[2] sont en plein essor démographique et économique au milieu de la seconde décennie du siècle, s'étendant parfois sur toute la surface d'une lune ou de vastes complexes orbitaux. Toutefois, la grande majorité des être-humains vivant sur Terre lors de l'Apocalypse, la démographie a radicalement chuté après cet évènement pour se réduire à quelques dizaines[réf. nécessaire], voire centaines, de millions d'humains dans tout l'univers colonisé - estimation difficile en raison du peu voire de l'absence de contact avec les habitants des Terres lointaines. Certains démographes vont jusque à supposer une population totale d'environ 1,5 milliards de colons, chiffre jugé excessif par la majorité des chercheurs qui en dénombrent habituellement deux à trois fois moins. En Avril 2116, la "Corée Universelle", réaffirmant, à l'occasion de son Annexion de Cent Millions d'Étoiles[3], sa prétention à unifier l'univers sous le régime du Juche Intergalactique, a annoncé compter parmi sa population un peu plus de la moitié des colons, soit près d'un milliard d'âmes, essentiellement regroupées à Big Kim City. Ces chiffres sont presque unanimement jugés largement fantaisistes.

Au delà du cercle central et de ses bordures, des colons ont fondé, en particulier au cours des deux décennies suivantes, des communautés de manière plus sporadique, essaimant sans doute d'un bout à l'autre de la galaxie. Mais la Terre est sans nouvelle des plus lointaines d'entre-elles, et il est très difficile de centraliser les données permettant d'estimer leur nombre avec précision.

Concernant ces espaces périphériques (ou "Terres lointaines"), les estimations les plus extrêmes considèrent que certains colons auraient pu atteindre au moins l'un des Nuages de Magellan, voire la Carène. Le consensus général tend cependant à restreindre cette zone à quelques dizaines d'années-lumières au plus au delà de la bordure extérieure de notre galaxie. Une présence humaine dans la galaxie naine du Sagittaire est donc envisageable. En tout état de cause, il est couramment admis qu'aucun être humain n'a jamais quitté le groupe galactique local (Wikipedia), ni même, très probablement, atteint des galaxies locales aussi éloignées qu'Andromède.

Les colonies situées dans les espaces périphériques n'ont plus de contact avec le voisinage de la Terre, les communications mettant plusieurs années, voire de nombreuses décennies, à parvenir dans notre galaxie. À l'inverse, le cercle central désigne l'ensemble des colonies suffisamment proches de la Terre pour entretenir avec Hydrox et entre elles des relations régulières.

Certaines colonies des espaces périphériques les plus proches conservent néanmoins des relations épisodiques avec les plus éloignées des planètes habitées des bordures. Mais celles-ci sont rares, et la Terre est sans nouvelle des colonies les plus lointaines. L'on sait donc très peu de choses, voire rien du tout, sur les mondes peuplant les Terres Lointaines. L'on ignore même si les colons partis à plus d'une centaine d'années-lumière sont toujours vivants et s'ils ont pu s'établir quelque part. Des rumeurs font état de populations ayant adopté un mode de vie nomade.

0n pourrait, très schématiquement, comparer les colonies au "monde romain" à la mort d'Auguste : le cercle central serait l'équivalent des péninsules italique et grecque ; le monde méditerranéen représenterait cet espace et sa bordure intérieure ; la bordure extérieure, aux confins de la galaxie, correspondrait à des contrées telles que le Sud de l'Égypte, le Sahara, la Grande-Bretagne, la lisière du Rhin ou la Perse... Les Terres lointaines, aux confins de la galaxie : Scandinavie, Inde, Afrique sub-saharienne, territoires dans lesquels la présence de colons est anecdotique... Au delà : les nouveaux mondes, inexplorés. Sortis de "Rome", les habitants des colonies centrales ne connaissent que très peu l'univers.


La projection de Quine est le modèle dominant parmi les cosmographes du début du XXIIème siècle.
La projection de Hawking est l'une des plus anciennes utilisées par les cosmographes du XXIème siècle.
(projection de Higgs)
  1. La Terre ayant perdu sa place centrale dans les échanges après l'Apocalypse, au profit des colonies voisines les plus prospères.
  2. Définies par C. Minkowski comme des cités de plus de 50 millions d'habitants. Certaines pourraient en compter plusieurs centaines de millions, occupant la surface entière de petites lunes.
  3. conséquemment à la "collectivisation" du géant minier ExX0n-Billiton, qui fut objectivement un achat boursier frauduleux permettant à plusieurs hiérarques de la Fédération d'empocher d'immenses rétro-commissions.